Pour débuter la méditation quoi de mieux qu’un témoignage pour démystifier et partager avec vous une telle expérience ? Un témoignage honnête sur la découverte et les balbutiements d’un méditant débutant.

méditation la matin devant la ville
Comme tout le monde avant de méditer … je ne méditais pas.

Cela va sans dire, quel pléonasme inutile (encore un) vous dites-vous. Je crois que cette phrase a du sens avant qu’on ne ressente les bienfaits de la méditation.

En effet, avant de méditer ma tête était toujours agitée. Une pensée chassait l’autre, la suivante la précédente jusqu’à revenir à la case départ. C’est épuisant. Et cependant, mon cerveau était addict à une constante recherche. Accroc à la recherche oui, mais à la découverte non !

Alors, je sortais beaucoup, je jouissais de la vie, pensais-je.

Avant de méditer

Avant de méditer, mon travail était une course à la fois sprint et marathon. Tellement d’exigences émanant de la direction et que je m’imposais. Il fallait beaucoup, vite et pendant longtemps.
Je pensais maîtriser quelques outils de management. Par exemple la matrice d’Eisenhower me permettait de faire le tri entre les tâches, les projets. En créant une hiérarchie, je parvenais tant bien que mal à organiser le travail que je ferai et celui que … je ne ferais peut-être pas.
Pourtant, les idées, les tâches encore incomplètes m’envahissaient. Et je sentais frustration et accablement de ne pas avoir terminé. Je m’inquiétait devant le nombre de tâches restante. Peu à peu le stress devenait maître de mon comportement.

Avant de méditer, j’étais heureux de passer du temps avec ma famille. Mais assez rapidement, je hâtais tout le monde de peur de perdre du temps ; je me demandais ce que nous aurions pu mieux faire ou ce que nous allions faire après. Et après quoi d’autre ? Le temps était consacré à ce que je n’avais pas fait ou ce que j’espérais faire. En somme, je focalisais sur des vides. Je ne profitais même pas de l’instant. La tête au bureau quand je passais du temps avec mes enfants. Au bureau, le cœur frustré de ne pas avoir profité avec mes enfants.

Je dois l’avouer, auparavant, je n’y voyais aucun intérêt. Ma définition de la méditation alors consistait une forme de vide cérébral habillé de robe orange ponctué de mugissement ayant pour but la lévitation.  Ma tendre et chère, branchée Yoga depuis le plus jeune âge, avait bien tenté une initiation à la méditation. Et rétif, je lui opposais avec sarcasme qu’ une vie oisive et planante dans un ashram de Katmandou me faisait rêver. Cependant, mon encrage cartésien me poussait à me consacrer à des tâches plus terre à terre.
Mais après tout n’avais-je pas toujours adhéré aux rêves hippies ? Peace and love.

Ma découverte de la méditation

Il fallu une rencontre fortuite avec un livre pour que j’essaie. Alors que j’étais pris de migraine et de vertiges depuis des mois, l’allopathie ne pouvait rien pour moi. Dans une maison de vacances, un livre perdu dans une bibliothèque attire mon attention. Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicament du Dr David Servan Shreiber. Pour ce psychiatre ayant traversé l’épreuve du cancer, les études scientifiques, les publications dans les revues scientifiques, et son expérience clinique forgeaient sa foi en un traitement. Son diagnostic est sans appel. Des approches parlant à notre « cerveau émotionnel » ou système nerveux autonome est un remède quasi infaillible au stress.  La méditation fait partie des outils ayant cet effet. Mon encrage cartésien rassuré par ce « gourou scientifique », ma décision fut prise. Il fallait essayer.

Les débuts de mes méditations

Ah quelle difficulté, la première fois, que de tenter de se concentrer sur son souffle. Evidemment une méditation de débutant est faite de pensées incontrôlées. En apprenant l’acceptation, et l’auto-bienveillance ce moment de relâchement est devenu évident. Evidemment, j’ai commencé par une méditation guidée. Elle permet de se concentrer plus facilement.
Mon attention suspendue à une voix, un souffle, un silence. Et pour une fois, ce n’était pas ma voix intérieure. Alors cette autre voie me guide, je le sens déjà, vers une vie plus calme.

Cependant, je dois admettre que débuter la méditation, c’est d’abord réussir à l’intégrer dans son quotidien. Pour être franc, je n’ai pas encore réussi à placer une séance tous les jours. Cependant, j’accepte mon imperfection sans frustration, et connaît ma marge de progression. Donc le bilan reste positif.
Sachez que le Dr Christophe André (célèbre psychiatre & RP de la pleine conscience en France) a écrit un livre aidant à méditer 3 minutes par jour, accompagné de son CD.

La pleine conscience ou la découverte d’une vie ici et maintenant

Depuis que je médite, j’apprécie ce que je fais. Je sais voir que j’ai progressé, et non à moitié raté quelque chose.

Depuis que je médite, j’écoute avec plus d’attention mon entourage, et en particulier mes enfants. J’essaye de faire résonner chaque mot. Je leur laisse l’espace, et même des silences pour que planent leurs pensées. Jeunes ils possèdent néanmoins une pensée et des sentiments. Je l’avais presque ignoré auparavant. Ma vision, mon besoin d’avancer, mon envie de les voir devenir des adultes étaient plus importantes.

Depuis que je médite, je reprends goût à ce que je mange et bois. Je mange moins vite et mieux.

De plus, depuis mes débuts en méditation mon esprit est plus léger et clair. Mes pensées sont maîtrisées, je peux les diriger. Enfin, j’arrive à mieux gérer mes émotions, et faire le tri dans mes pensées. J’étais assailli par le stress. Désormais, celui-ci est maîtrisé.

J’ai également le sentiment formidable d’être pour toujours un débutant.

Enfin, je peux témoigner que mes vertiges et migraines ont disparu (aidé également par des exercices de cohérence cardiaque). Si je m’abstiens pendant plus de 10 jours, les symptômes réapparaissent.  Les médecins ne pouvaient rien. La réponse était en moi.

 

Nico Pellerin

Expert digital, dont 10 ans dans le développement d'activités innovantes avec de grands groupe, des pure-players ou en start-up. Concerné et passionné par les médecines douces, il partage ses recherches et expériences  bien-être avec les visiteurs de Feel-Good.space

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