Avoir le sens de la fête est-ce trouver un sens à sa vie ? Jean-Pierre Bacri, alias  Max Angeli, au bord du burn out, a consacré sa vie à la joie des autres sans pouvoir lui-même profiter de la vie. Un feel-good movie qui semble chercher le sens du bien-être ou de la paix intérieure.

jean pierre bacri au bord de la crise nerf dans le sens de la fete

Feel-good movie sur le burn out ?

Une chose frappe avec le personnage de Max : une sorte d’apathie associée à une habitude de prendre en charge. Max est un homme qui prend ses responsabilité, et celles des autres. Il semble gérer les ennuis sans ne même plus y penser. Malgré sa pugnacité, il ne semble ne plus avoir prise sur les événements ; constatant par exemple des membres de son équipes capables de mettre en péril le projet commun pour des querelles futiles.gestion de cris pour jean pierre bacri dans le sens de la fete

Il est assaillit de problèmes, ses amis, ses amours, ses en…

Cependant, il semble rester sans émotion face aux problèmes d’organisation, aux discordes à l’intérieur de son équipe, au dédain de son épouse, au rejet de sa maîtresse. Il semble spectateur de son travail usant, de sa vie intime. Si le personnage principal a bien le savoir faire pour une fête réussie, il a perdu le sens du bonheur. Malgré un fond irritable, on sent qu’il n’arrive plus à ressentir quoique ce soit et finalement c’est n’est pas si grave. Show must go on ! Même si ça ne rapporte pas de gratification. Et que ça l’empêche de s’occuper de l’essentiel ; lui, ses proches et les petits bonheurs. Il s’en occupe si peu qu’ils finissent par le fuir.

Max en phase d’épuisement et d’abandon

jean paul rouve intolerant dans le sens de la feteA l’instar du clown triste, notre homme s’épuise derrière le masque. Il organise de fastueuse fêtes et encadre une équipe tumultueuse qu’il a constitué de beau frère dépressif, d’ami sans gêne, d’artiste raté… Fait-il les bons choix ? Peut-être qu’un homme pragmatique et froid serait plus calculateur dans son recrutement. Seulement, il est généreux, il fait confiance. Mais c’est usant.
Cependant, il ne doit pas sombrer. Car le sens de la fête, c’est lui. Sans lui, elle part dans tous les sens. Sans sa capacité à affronter les tourments, il n’y a pas de joie collective. Il est un tuteur fatigué, résigné. Il va céder son affaire, sans joie, sans tristesse.

La résilience par l’accident

Finalement, un client ridiculement insupportable d’égo et d’arrogance donnera une tournure poétique à la fête. Et la source de son épuisement (c’est-à-dire des clients exigeants et des collaborateurs irresponsables), ouvre la porte de la résilience à notre personnage en burn out. En effet, au moment où le sort finit de s’acharner sur Max qui va tout abandonner quand un accident pousse son équipe à improviser une tournure émouvante et inattendue. Les marginaux trouvent une place, les ennemis tombent amoureux. Sans la figure paternelle indispensable le petit monde de Max s’harmonise replaçant les clients, les employés au même niveau. La brigade et les invités s’enlacent, et s’émeuvent des mêmes choses.

Max sourit, il n’abandonne pas, il tient debout. Il revit. Face à l’harmonie Max reprend goût à la fête et son métier. Finalement, le sérénité vient de l’intérieur.

happy end et joie collective le sens de la fete

La fête a t-elle un sens ? Probablement quand elle nous réunit et panse les plaies.

Nico Pellerin

Expert digital, dont 10 ans dans le développement d'activités innovantes avec de grands groupe, des pure-players ou en start-up. Concerné et passionné par les médecines douces, il partage ses recherches et expériences  bien-être avec les visiteurs de Feel-Good.space

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